Publié par : codepaf | 5 août 2009

EITB.com – Un minaret à Bayonne : un nouvel affront national pour des cadres du FN

EITB.com - Un minaret à Bayonne : un nouvel affront national pour des cadres du FN
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  1. Un minaret à Bayonne : un nouvel « affront national » pour des cadres du FN
    Ramuntxo Garbisu – publié 05/08/2009 | Bayonne |
    Se présentant comme le « Comité de Défense des Paysages de France », un collectif « sans arrières pensées politiques », mais pourtant constitué de militants du Front National, a adressé un recours en référé contre la construction en cours de la future mosquée à Bayonne.

    Les travaux ont déjà commencé, à Bayonne, pour ce qui est appelé à devenir la première mosquée en Pays Basque nord : conclusion d’un projet de plusieurs années, cet édifice trouvera, en retrait du centre ville, la possibilité de pratiquer son culte et d’ouvrir également une bibliothèque et deux salles de soutien scolaire.

    Une pratique religieuse déja soutenue par la municipalité qui loue à un prix modéré une salle dans les immeubles de Bayonne nord, afin que la communauté musulmane, représentant 2 à 3.000 personnes sur la côte basque, puisse se retrouver pour la prière.

    L’ouverture de la mosquée pourrait se voir retardée, voire annulée, par une plainte du « Comité de Défense des Paysages de France » : le 31 juillet dernier, cette « association de fait » a adressé au Tribunal de Pau un recours en référé contre l’association des musulmans de la côte basque et contre le Maire de Bayonne, pour « excès de pouvoir » dans l’attribution d’une parcelle de terrain, et pour irrégularités dans les obligations légales de transparence vis à vis du projet final.

    Une plainte contre la mosquée « par principe de précaution »

    L’édification d’une mosquée ne pose « officiellement » aucun problème aux plaignants, tous membres du Front National.

    Pour autant, c’est contre le projet de construction d’un minaret d’une dizaine de mètres, prévu dans le permis de construire, que les plaignants ont choisi de porter leur attaque.

    Pour Louis-Pierre Clementi, Président du Comité et, « par ailleurs », Secrétaire départemental du FN des Landes, ‘nous agissons par principe de précaution, comme pour de l’arsenic que l’on vous aurait peut-être mis dans votre verre d’eau ».

    Et, pour lui, la solution passe par l’arrêt de la construction de ce minaret : « ceux qui en veulent peuvent prendre un billet d’avion et aller en Afrique, pas de problème, mais pas à Bayonne », se justifie-t-il.

    La communauté musulmane défend son projet

    Pour Mohamed Nejjoum, premier Président de l’association des musulmans de la côte basque dès 1987 et cheville ouvrière historique de ce projet, cette attaque prouve d’autant plus sa nécessité.

    « Le discours de l’extrême-droite se nourrit des fantasmes de salles de prière obscures et dissimulées, dans lequelles les dérives intégristes peuvent effectivement trouver leur place. Ce projet à Bayonne, c’est tout le contraire, puisque le lieu sera identifié, accessible, transparent, afin de visualiser l’existence d’une communauté ouverte au dialogue inter-religieux, républicaine. La mosquée pourra ainsi rejoindre visuellement les symboles formés par les églises catholiques, mais également la synagogue de Bayonne ».

    Dans cette zone reculée de Bayonne, placée entre un centre commercial et un futur centre de traitement de déchets, la future mosquée sera construite « selon le modèle français » prôné par le Conseil Français du Culte Musulman, créé par Nicolas Sarkozy.

    Pour lui, voir évoqués dans le tract distribué par le Comité ces « musulmans stationnés à Bayonne » rejoint le racisme dont ont été victimes d’autres communautés religieuses : « L’histoire se répète contre ceux qui veulent s’implanter, s’intégrer et jouir de leur liberté religieuse : au 16ème sicle déjà, les Juifs devaient sonner une cloche à l’entrée du pont St Esprit pour annoncer aux Bayonnais qu’ils arrivaient ».

    En « très très français » dans le texte

    Louis-Pierre Clementi, Président du Comité et, « par ailleurs », Secrétaire départemental du FN pour les Landes, n’en démord pas : « Nous n’avons rien contre les musulmans mais la présence d’un minaret, visible de partout et duquel va jaillir des prières en arabe, et pas en français, nous nous y opposons ! Au Pays du Jambon de Bayonne, on n’est pas d’accord pour ne plus manger du porc et être puni si on le fait », s’exclame-t-il.

    Quand au terme de « musulmans stationnés », il en revendique le choix : « Pour nous, c’est une évidence, ils doivent partir ! Qu’ils soient à Bayonne depuis trois générations ne leur donne aucun droit. Regardez, nous en Algérie, il a bien fallu qu’on parte ! ».

    Pour Henri Chevrat, co-fondateur du Comité et, « par ailleurs », candidat FN aux législatives de juin 2007 pour les Pyrénées Atlantiques, « on ne veut pas d’un muezzin qui va débarquer d’Arabie Saoudite ou du Pakistan avec ses 6 femmes ! Les musulmans ont droit d’avoir des croyances, mais nous, on ne veut pas que des femmes françaises se fassent flageller comme cela se passe aujourd’hui-même chez nous parce qu’elles portent des pantalons ! », s’exclame-t-il.

    Une attaque contre le minaret, comme porte-voix vers la base du FN

    Se défendant d’agir autrement que « en simples citoyens préoccupés par le respect dû à la démocratie », ces deux candidats officiels du Front National espèrent un soutien large et populaire à leur combat.

    Déclarant agir « sans haine et sans méchanceté », ils expliquent de pas connaitre les « raisons exactes » qui ont poussé un élu de la République, le Député-Maire de Bayonne, Jean Grenet, à « faire ce cadeau déguisé » à la communauté musulmane.

    Pour ce Comité qui compterait à ce jour une cinquantaine de membres, « ce qui fait la fierté des Français aujourd’hui, ce sont le travail de nos ainés, de nos aieux, mais également les clochers de la France que même François Mitterrand utilisait pour ses campagnes présidentielles ».

    Et de conclure : « Nous ne sommes pas des racistes car le racisme n’existe pas en France, à l’exception de quelques imbéciles, non, un tel sentiment n’est pas français. Par contre, nous lutterons contre ce racisme qui vient des étrangers, et qui, eux, s’attaquent aux Français ».

    Se sont également rajoutés à la liste des plaignants : Bernard Oyhenart, d’Hasparren, et Josette Allizan, de Bayonne, tous deux membres du Front National et inscrits comme collaborateurs de Chantal Renou, responsable du FN pour la Côte Basque.


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